• Greffe de Foie: Son cousin veut lui son foie, les médecins refusent

     

    Son cousin veut lui donner son foie, les médecins refusent 

     

     

     

    Malade, Cédric Gex devait recevoir une partie du foie de son

    cousin, Axel Briffod. 

     

    De plus en plus malade, un jeune Thononais attend une greffe de foie. Un cousin s’est porté volontaire : les tests de compatibilité sont positifs, mais des médecins font barrage… et ne lui donnent aucune explication.

    Quelques mois après sa naissance, Cédric Gex a été greffé du foie. « On m’a implanté un demi-foie d’adulte », raconte ce jeune Thononais, riverain de Concise. La greffe aura duré près d’une vingtaine d’années, la moyenne dans ce type de cas. « J’avais quelques rejets chroniques, mais à part cela tout se passait bien. » Jusqu’en 2010 : alors que Cédric devait passer du service de pédiatrie à celui des adultes, les choses se sont brusquement dégradées. « Ils ont trouvé que mon foie était malade et ont changé mon traitement. Sauf que les dosages de médicament anti-rejet ont été trop forts et j’ai fait une intoxication médicamenteuse fin 2010 ! » Cet accident aura été fatal au foie du jeune homme.

    Impossible d’étudier correctement

    En raison de sa santé, Cédric Gex redouble cette année sa classe de terminale scientifique et n’est toujours pas sûr de pouvoir décrocher son bac faute de santé et de force suffisantes : « C’est dur de suivre les cours et de travailler. Je révise pendant une heure et après je suis obligé de dormir deux à trois heures… » Sportif, Cédric menait jusqu’à l’année dernière la vie quasiment normale d’un jeune lycéen de son âge. Ce qui lui est impossible aujourd’hui. Suite à la dégradation de l’état de son foie, il a été inscrit sur la liste des malades en attente de greffe. Depuis des mois il attend. Une fausse alerte il y a quelques semaines l’a fait partir en urgence avant que l’hôpital ne le rappelle pour l’avertir qu’il pouvait faire demi-tour. Pour subir une greffe de foie, Cédric Gex doit bénéficier du  décès d’une personne ayant accepté le don d’organes ou trouver un donneur vivant compatible. Ses parents ne le sont malheureusement pas. Axel Briffod, un cousin de Cédric, en revanche, l’est. « Je lui ai proposé à l’automne dernier de lui donner une partie de mon foie. J’ai vu le professeur et passé tous les tests de compatibilité : ils étaient positifs », raconte l’étudiant de 21 ans. L’opération, bien que délicate, ne pose habituellement pas de véritable problème. Les deux personnes sont opérées en même temps par deux chirurgiens : on prélève un morceau de foie sur le premier que l’on greffe sur le second. En trois semaines les foies se sont régénérés pour retrouver une taille normale.

    Bloqué avant la commission d’éthique

    Avant l’opération, une commission d’éthique doit se prononcer  pour ou contre la transplantation depuis un donneur vivant : « Elle devait se réunir il y a quelques semaines, puis la rencontre a finalement été retardée. Mais la greffe devait avoir lieu autour du 20 avril », raconte Cédric Gex. Sans autre précision, fin mars, des médecins auraient décidé de tout annuler avant même que la commission ne se réunisse. Au grand étonnement de Cédric, de ses parents et de son cousin. « On ne nous a pas donné de véritable explication, à part qu’il y aurait un risque que je sois opéré, précise le jeune malade. Mais toute opération présente un risque. » Sauf que dans le cas de Cédric le risque est plutôt de ne pas être opéré : son foie ne fonctionne plus et cela “pollue” son sang. « J’ai une artère bouchée et beaucoup de bile dans le sang… » Cédric Gex continue à aller en cours, mais est de plus en plus affaibli. Il espère qu’un foie d’un donneur "cadavérique" compatible soit trouvé rapidement. Axel reste cependant un « joker » : « Si ça tarde trop ou qu’il y a une urgence vitale, ils m’appellent pour que je lui donne une partie de mon foie. Mais pourquoi ne pas le faire maintenant si je suis compatible ? », cherche à comprendre le cousin. Afin d’être disponible à n’importe quel moment, Axel Briffod a mis son avenir entre parenthèses : « Pour rester prêt je n’ai pu passer aucun concours dans des écoles, jusqu’à ce qu’on nous dise qu’on ne ferait pas la greffe. Maintenant c’est trop tard, je ne peux m’inscrire nulle part pour l’année prochaine ! » « On avait un espoir... là tout est perdu », s’inquiète de son côté la mère de Cédric.

     

    EMMANUELROUXEL, article paru dans Le Messager du 14.04.11 


  • Commentaires

    6
    Fabre Evelyne
    Mercredi 25 Avril 2012 à 10:56

    Je soutiens de tout coeur ce grand homme aux mains d'or qu'est le professeur Olivier Boillot


    Je lui dois la joie de vivre, il a souhaite faire une greffe donneur vivant, mon etat de santé est trop bas pour attendre .....


    Encore merci et on y arrivera

    5
    Jeudi 3 Novembre 2011 à 21:37

    BRAVO...où en est Cédric à l'heure actuelle ?

    4
    Lundi 12 Septembre 2011 à 10:24

    l faut que toutes ces polémiques cessent...ces chirurgiens devraient voir leurs salaires triplé....faire le boulot qu'il font relève de l'incroyable...la vie de chaque patient est entre leurs mains....certains ont augmenté leur salaire de 165 % dès leur arrivée sur la scène en 2007...alors je dis STOP...

    3
    Dimanche 21 Août 2011 à 16:17

    De nos jours c'est dur d'être malade, bon courage à vous!

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    2
    chambe
    Mercredi 11 Mai 2011 à 14:49

    Soutien au Professeur Boillot.

    1
    chambe
    Mercredi 11 Mai 2011 à 12:17

    je soutiens le professeur Boillot qui a transplanté mon mari,et à qui nous devons un grand merci.

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